Office du Tourisme
de
Grez-Doiceau
Tourisme de
Grez-Doiceau
Tourisme de
Grez-Doiceau

Nl   En

L'histoire d'Archennes


Ethymologiquement le mot Archennes vient du latin arcania qui signifie « digue ».
Il semble d'autre part y avoir une racine allemande du mot arche qui signifie lui « conduit d'eau ».
Selon le cadastre le territoire d’Archennes se divise en trois sections: Florival, l’Eglise et la Bruyère de la Motte.
Archennes, au sol assez accidenté, est arrosé par la Dyle et ses deux affluents que sont le Train et le Lambais.

L'époque romaine Le village d'Archennes trouve ses origines dans une époque très reculée.
On a retrouvé, à l'occasion de travaux effectués au mur d'enceinte du cimetiière juxtant l'église, des tuiles romaines et du ciment mêlé de briques pilées. De plus, dans le sol de la Bruyère de l'abbaye à 1Km de l'église, on a également retrouvé des poteries, des tessons, des cruches et autres objets divers datant de la même époque.

Le Moyen Âge A l'époque des croisades, un dénommé Francon d'Archennes partit pour la Terre Sainte avec ses deux fils et semble y avoir acquit une réputation d'éclatante bravoure. Il y aurait tué en combat singulier un guerrier turc d'une haute stature.
De 988 à 1013 Archennes passa d’abord sous la dépendance de Liège (entre 988 et 1013) ensuite, au XIIIe siècle, sous celle de Louvain.

Les temps modernes La seigneurie d’Archennes fut rachetée par le duc de Brabant qui la céda en 1284 à son frère Godefroid.
Démembrée au XIVe siècle, puis érigée en domaine indépendant aux XVe et XVIe siècle, la seigneurie d'Archennes fut gouvernée par diverses familles nobles.
Ainsi au XVIIe siècle, elle était la propriété des Le Roy, Seigneurs de Bossut puis, en 1721, elle passa aux d'Amenzaga, pour finir propriété des Schotte en 1787.
Au fil du temps les guerres et maladies avaient disséminé la population d’Archennes à tel point que vers les années 1670 il ne restait plus à Archennes que 13 maisons.
A la suite d'une de ces nombreuses épidémies et sous la conduite de leur curé, les habitants prirent l'habitude de se rendre en pèlerinage à Notre-Dame au Bois dans la forêt de Soignes.

L'époque contemporaine En 1810, s’éleva une contestation entre les administrations communales d'Archennes et de Doiceau au sujet des limites entre ces deux communes. A la suite de divers arrangements Archennes céda à Doiceau une partie de son territoire. Quant à Doiceau, elle céda à Archennes le hameau qui porte aujourd'hui le nom de "Aux Prés" sur lequel s’érigeaient, à l'époque, deux maisons.
Un décret impérial daté du 2 décembre 1811 préleva deux parcelles de biens de la commune d'Archennes pour être réunies à celle de Grez tandis qu’une péninsule de terre fut prise de la commune de Grez le long du Train pour être incorporée à Archennes.
A Archennes se trouvait également un hospice, la maison du coullemont dont la construction qui débutât le 28 août 1890 fut rendue possible grâce à un legs de Charles Joseph Ghislain, Baron de Coullemenont de Waterleet, Ailly et Tupigny. Cet hospice, selon les volontés du défunt donataire était destiné à accueillir des « ouvriers âgés et infirmes des deux sexes ».
Actuellement ce bâtiment a trouvé une autre destination et est notamment occupé par les bureaux du C.P.A.S. de Grez-Doiceau.
Les implantations industrielles et notamment les firmes « Tudor » et « Idéal Béton » datent de l’Entre-deux-guerres.
Dans les années 1980 Archennes possédait également une brasserie qui produisait la bière « Brune archennoise ».

L'abbaye de Florival Son existence remonterait à 1096 et résulterait d’un vœu fait par le Comte Werner de Grez avant son départ en Croisade en Terre Sainte avec son cousin Godefroid de Bouillon. Une « mention » relatant ce fait aurait été retrouvée en 1190.
A l’origine cet abbaye était occupée par des femmes de l'ordre des Cîteaux. On rapporte qu'après avoir jeté les fondements de leur couvent dans un lieu peu favorable , les saintes femmes furent averties miraculeusement de gagner un lieu voisin couvert de fleurs pour s'y établir. Ce qu'elles firent et de là, leur couvent pris dès lors le nom de Florival.
En 1191 le pape Célestin III approuva l’existence de celui-ci.
En 1218, après un voyage à Rome de sa supérieure, Genta d'Aerschot première Abbesse de Florival, le monastère devint colonie cistercienne et fut placé sous l'obédience de l'abbaye de Villers-la-Ville. En 1223, Henri 1er Duc de Brabant prit les religieuses sous sa protection.
L'église fut une première fois reconstruite en 1538.
Par la suite vint s’installer sur le site des ateliers pour le toilage du lin et le blanchissage des toiles.
L'abbaye de Florival possédait également sur la Dyle, outre un moulin à farine, un tordoir à huile qui fut construit en 1658.
En 1767, sous la direction de l'architecte Dewez, l'abbaye fut en grande partie réédifiée. Malheureusement il n'en reste plus grand chose aujourd’hui car l'église et les bâtiments ont entre temps été détruits.
Au cours des siècles, le monastère de Florival acquit divers biens mais il connut aussi des périodes de grande pauvreté.
En 1835, le locataire de la ferme qui dépendait de l’abbaye permit à ses ouvriers de faire des fouilles sur l'emplacement de l'ancien cloître afin d'y rechercher des pierres de fondements pour leur usage. Au cours de ces travaux, ces ouvriers découvrirent, un cercueil renfermant un corps parfaitement conservé; ce cercueil été placé dans le lit d'une source qui passait sous le cimetière.
Aujourd'hui, le site de Florival est occupé par le Centre d'Instruction de la Protection Civile. et seuls quelques colonnes, pierres amoriées ou datées rappellent le curieux destin de cette abbaye.

Anecdote: Le bois des Egyptiennes tire son nom d'une race de sorcières vivant sous terre. Elles rendaient services aux habitants, comme par exemple laver leur linge.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur le village d'Archennes ou l'abbaye de Florival, il existe différents ouvrages traitant de ce sujet disponibles à l'Office du Tourisme de Grez-Doiceau.